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A Francfort, où la charité est une tradition civique et où l’on trouve si aisément pour les bonnes œuvres des capitaux sans intérêts ou à un taux très bas (1/2 pour 100, alors que dans l’industrie le taux s’élève de 7 à 20 pour 100), des habitations ouvrières ont été élevées dans la plupart des faubourgs : le terrain est loué par la ville pour 99 ans, à un prix insignifiant.

Ce sont des maisons à haute façade, assez élégantes, exposées au Midi, avec des balcons et des verdures Elles forment des cités où l’on compte quinze cents et même dix-huit cents habitants. D’ordinaire, chaque appartement se compose de trois chambres. Les locataires ont une cave et disposent d’une buanderie. Dans le sous-sol,, il y a une baignoire pour l’usage de laquelle les locataires doivent s’entendre.

Conférence de M. Emile Hinzelin donnée à Nancy, le 15 janvier 1912 – Bulletin de la Société industrielle de l’Est, Berger-Levrault et Cie (Nancy), Bulletin mensuel n°98, mars 1912, page 13