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Vers midi le vent tomba; les voiles avaient été carguées, et la seule brise qui rendait tolérable la chaleur régnant sur le pont, était produite par le mouvement du vaisseau, qui fendait l’air, entraîné par sa puissante machine. A trois heures, la température devint presque insupportable, et de petites tentes furent dressées çà et là. Puis, à l’aide d’une toile à voile de rechange, suspendue par un système de cordages sur le flanc du bateau qui se trouvait à l’ombre, on construisit une
sorte d’immense « tub » ou de baignoire, qu’on remplit d’eau à l’aide d’une pompe, et dans laquelle les matelots purent prendre à tour de rôle un bain délicieux et rafraîchissant, sans que la marche du navire en fût ralentie. On accédait confortablement à la piscine par l’escalier fixé aux flancs-
du navire, et, selon que le bâtiment, en se balançant, penchait d’un côté ou de l’autre, la baignoire improvisée touchait la surface de l’eau ou en était élevée de quelques mètres

Chan-ok le pirate, Eudoxie Dupuis, illustrations de Davidson et Fouqueray Éditeur :  Librarie C. Delagrave (Paris), page 181

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