La baignoire du baigneur

Deux choses sont indispensables dans un bain : le contenant et le contenu. Le premier consiste en un vase de bois, de pierre ou de métal, toujours de grande dimension, à parois dures, fermes, solides et écartées les unes des autres. Le second est composé d’une certaine quantité d’eau, presque toujours très-considérable.
Or, il s’agit de savoir, si cette grande dimension et celle solidité des baignoires, ainsi que celte énorme quantité de liquide, sont absolument nécessaires pour obtenir d’un bain le salutaire effet qu’on a droit d’en attendre.
Pour éclaircir ces deux questions et afin de faire ressortir nettement les conséquences qui résultent de ce double examen, jetons un coup d’œil sur deux choses assez communes et qui ont un rapport très-intime avec les bains : ce sont les cataplasmes et les fomentations.

Mathias Mayor, Manuel du baigneur sans baignoire, ou Moyen simple, économique et facile de traiter un grand nombre de maladies, d’après les principes du professeur Mayorp. XII – Publié et édité par quelques amis des pauvres et des malades, Paris, 1846