La baignoire dorée

…cette villa est un peu celle de la Belle au bois dormant…Elle fut coquette, jadis, à en juger par des tourelles pigeonnières et par des découpures de toits ; puis, il y eut des jeunes femmes, peut-être, qui veillaient sur deux cages d’oiseaux, jetées dans l’herbe ; et qui animaient de leurs rires une salle de bain, dont on voit encore la baignoire dorée !… Mais si vous voulez en savoir davantage, n’interrogez personne ; on ne sait pas dans le pays!… et, ma foi, il vaut peut-être mieux, malgré l’invraisemblance, songer tout uniment à quelque villa gallo-romaine, saccagée par des Mercenaires !

Gustave Coquiot , Le Vrai Rodin, 1913, page 203, Editions Jules Talandier, Paris
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