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L’arbre meurt rarement. L’homme le tue. Il arrive pourtant dans les réserves artistiques ou domaines protégés que certains de ces grands squelettes aux branches dénudées restent debout. Le vent agite leurs os blanchies avec un bruit de danses macabres. On pense que ces ancêtres ont vu les loups, les guerres, des sabbats, des pendaisons et des idylles. Tel ce châtaignier de Saint-Pierre-Montlimar en pleine Vendée , âgé de 700 à 1000 ans qui doit connaître des histoires de chouannerie.

Gibert Anscieau, Le familier de l’arbre, presse d’Ile de France, 1956, page 93